Cher Benoît Gouez, permettez-moi de vous écrire. J’ai choisi le mode épistolaire pour décrire ce bel instant de dégustation des vins clairs 2019 avec vous. Une année que vous qualifiez “d’un autre calibre par rapport à 2018 ” en m’expliquant : ” si 2018 a été abondant, bon et très agréable à boire, 2019 est plus concentré, un équilibre entre maturité et fraîcheur doté d’une jolie acidité résiduelle”. 

Et nous voilà, dans les salons de Moët & Chandon, attablés pour les déguster. Huit verres sont posés sur la table. Vous m’avez choisi cinq vins clairs, des assemblages respectivement de pinots noirs, de chardonnays et de pinots meunier. Qui représentent chacun près de 6 000 hectolitres, et comme vous le précisez : “c’est assez significatif !“.  Je veux bien vous croire cher Benoît, avec ses 288 crus (sur les 319 de l’appellation), la maison possède l’une des plus belles et grandes palettes d’arômes et de goûts de la Champagne. Deux pinots noirs, l’un de la Côte des Bar, l’autre de la Grande Vallée de la Marne me rappellent que l’année a été particulièrement généreuse avec les pinots. De même pour les meuniers, que vous m’avez fait goûter avec ce vin de la Vallée de la Marne. On apprécie la générosité, les arômes, la richesse pour les uns, la rondeur, le croquant et le fruit, pour les autres. Ces deux cépages sont des modèles du genre.  Pour le chardonnay, l’un provenant du Sézannais, l’autre de la côte des Blancs. Beurré, délicat, fleur blanche et agrume, là aussi les caractéristiques des terroirs sont parfaitement respectées.

Vous avez cherché à me séduire Benoît !  En me proposant trois autres vins à découvrir.  Le premier est une taille de “blancs”, pour vous, “la taille, c’est 20% de l’appellation.”  Et vous y tenez : ” la taille facilite les assemblages, mais attention, la taille ça se travaille !  iI faut une approche technique pour réussir ! “.  Le deuxième est un assemblage de 2018, charmant et gourmand. Et pour terminer, vous m’avez gâté avec cet assemblage de 2019 issu du premier tirage du Moët Impérial (deux autres vont suivre). Dosé à 7 gr/l, avec 40% de pinots noirs, 35% de meunier et 25 % de chardonnays, la recette du Moët Impérial suit l’Histoire de l’assemblage en Champagne, mais à cela la maison a ajouté  42% de vins de réserve. Il me faudra encore attendre 24 mois et trois mois de dégorgement pour le déguster en état de champagne.  Grâce à cette dégustation, j’ai pu (encore une fois)  apprécié votre gentillesse et votre professionnalisme, j’aime aussi que vous évoquiez votre équipe et vos vinifications comme un artisan qui aime simplement le travail bien fait !

En vous remerciant, recevez, cher Benoît, mes sincères salutations.

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