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« Nous allons construire la suite de la saga » Jérôme Durand, directeur général de Canard-Duchêne

Le 10 octobre dernier, la Maison Canard-Duchêne célébrait les 20 ans de son rachat par Alain Thiénot à la Maison Veuve-Clicquot. Et pour fêter dignement l’évènement, rien de mieux que de lancer en format magnum sa fameuse cuvée V 2012 (lire ici), une belle création de Laurent Fédou, le chef de caves emblématiques de la maison.

Pour Jérôme Durand, directeur général, le Champagne Canard-Duchêne représente, « l’une des rares maisons de champagne dont le siège est à la campagne fondée en 1958. C’est aussi l’assemblage de deux noms, celui d’un homme et d’une femme qui ont réalisé en commun leur projet, à l’époque, c’était novateur ».

Depuis 2003,  la maison est dans le cocon familial des Thiénot, entourée de son parc et de ses arbres multicentenaires au cœur de Ludes sur la Montagne de Reims. « Ici la nature nous inspire » observe Jérôme Durand. Et dans les six kilomètres de caves creusées au 19e siècle, « tous les vins sont élevés dans ces caves. Au fil du temps il a fallu toute la vision œnologique de Laurent Fédou et reconstruire un modèle d’approvisionnement pour qu’il reste constant et à long terme. J’ai de la chance d’être l’héritier du travail fourni » précise-t-il. Depuis cinq ans, la maison possède désormais 40 ha en propre le reste est lié à dans des contrats à long terme (200 livreurs). La marque Canard-Duchêne, c’est évidemment la gamme « Canard », mais également « Leonie » sans oublier celle de Charles VII et sa bouteille iconique ou encore la cuvée P181, l’une des premières cuvées bio de la Champagne. Et Jérôme Durand de noter : « J’ai retrouvé en caves des millésimes incroyables, avec des millésimes qui remontent à 1976, on s’aperçoit qui ce sont des vins extraordinaires qui seront commercialisés dans le cadre d’une stratégie de valorisation ». À cela on pourrait ajouter que Canard-Duchêne par son emplacement permet d’accueillir nombre de visiteurs dans le cadre d’activités oenotouristiques.

Ainsi la photographie est belle, mais est-elle perçue à sa juste valeur, c’est bien cela le défi de Jérôme Durand, « Nous devons aller dans une stratégie de valeur sur la base des fondations solides de la maison, un terreau formidable sur la précision œnologique et notre rapport à la nature. Concrètement, on a tout mis sur la table. C’est un moment passionnant de construire la suite de cette saga, j’ai les réponses, mais elles sont en gestation ». On attend d’en savoir un peu plus…