Arnaud Descotes, directeur des services technique du Comité Champagne en vidéo pour l’assemblée de l’Association viticole champenoise

« Pas deux années pareilles ! « lance François Pierson, président de l’Association Viticole Champenoise (AVC).

« Contre-cœur », « frustré »,  voici les mots pour qualifier cette assemblée hors-norme due à la Covid 19. Et pourtant l’Association viticole champenoise  (AVC) a réussi à réaliser une prouesse en tenant en une heure leur traditionnel compte-rendu de la campagne viticole 2020. Du sans précédent !  Terminé la convivialité, on passe au numérique. Musiques, montage, vidéos, sons et images ont fait de cette assemblée digitale un moment passionnant, intéressant, avec toujours et encore cette note d’humour qui est la marque de fabrique des services techniques du Comité Champagne. Changement climatique, vendanges chaudes, température record,  microflores, microbes bons et mauvais, acidité, réduction des sulfites… l’année est passée au crible.   Avec comme d’habitude des témoignages des vignerons et négociants, des témoignages sur la crise sanitaire qui laissent en plus un léger goût amer puisqu’ils ont été recueillis pour la plupart  au… mois d’août et septembre derniers.

François Pierson, président l’AVC évoque ainsi la crise sanitaire:  »  Ce facteur déclenchant doit nous permettre de prendre de la hauteur et penser à demain. Demain, c’est maintenant. L’audace, c’est l’avenir. Bougeons-nous, arrêtons de nous cacher derrière des contraintes administratives ». Et de rappeler son cheval de bataille  : « 50 euros de l’hectare sont donc indispensables pour construire la recherche et rester leader. C’est une petite cotisation à l’hectare, il s’agit maintenant de la mettre en place par les deux co-présidents ». Optimiste, François Pierson veut convaincre : « Retroussons nos manches pour gagner la bataille de l’innovation ».

Si les interventions des deux présidents de l’interprofession, Jean-Marie Barrilère pour l’UMC et Maxime Toubart pour le SGV est toujours très attendu lors de l’AVC, avec cette nouvelle façon de communiquer via internet, il faut trouver une nouvelle manière de s’exprimer. Donc au lieu de discours, il s’agit plus d’un échange de propos sur l’année et la crise. « C’est une année noire, on a rarement de telles baisses (20/22 %) » indique Jean-Marie Barillère. Mais le président de l’UMC espère sur les expéditions 2020  :  » Si les expéditions sont situées entre 225/235 millions (de bouteilles). On se dirigera vers un paiement de 8000 kg/ sur quatre échéances ». Rappelant les problèmes qui se sont déroulés lors du calcul du rendement-marché de la vendange 2020, Maxime Toubart observe : « c’était une décision difficile à prendre. Mais il est important de trouver un accord malgré tout. L’organisation champenoise a résisté ».

Évoquant l’avenir, Jean-Marie Barrilère indique : « En termes d’activités commerciales,  la crise nous a enseigné que nous sommes capables d’envoyer de nouveaux messages sur le champagne grâce aux nouveaux outils digitaux ». Pour Maxime Toubart : « Nous ne devons rien nous interdire. Nous sommes à un carrefour technique. Je pense ainsi  aux vignes semi-larges, les contraintes environnementales, la réduction de l’empreinte carbone, l’avenir passe par la qualité et nos responsabilités sociales et environnementales ». Un avenir que rejoint Jean-Marie Barillère : « La crise renforce nos engagements,  mais il faut aller plus vite. Sur le plan environnemental, il nous faut être clair et transparent » Et de lancer : « À quand la Champagne neutre en carbone ! ».

Pour les deux hommes, le maître-mot est évident : Il faut faire évoluer la Champagne.


Devenez membre Premium, soutenez La Champagne de Sophie Claeys ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.