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Une étude de Gérard Liger-Belair et Créalis PE.DI révèle l’influence de la capsule de tirage

La capsule de tirage n’est pas qu’un simple accessoire technique. Une étude menée par l’équipe de Gérard Liger-Belair, professeur à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, en partenariat avec Créalis PE.DI, montre qu’elle joue un rôle déterminant dans la conservation du CO₂ et, par conséquent, dans le potentiel de vieillissement des vins effervescents élaborés selon la méthode traditionnelle.

Cinq années de suivi

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs se sont appuyés sur un travail de longue haleine. Pendant cinq ans, plusieurs lots de bouteilles ont été suivis afin de mesurer les pertes de gaz carbonique au cours du vieillissement sur lies.

L’objectif était de comparer différents niveaux de perméabilité des capsules de tirage de la gamme Créalis PE.DI : TOP, TOP+3, TOP+, TOP Z et TOP S.

Ces données ont permis aux chercheurs de développer un modèle capable de prédire l’évolution du CO₂ au fil du temps et d’estimer la durée maximale de conservation des vins tout en respectant les exigences réglementaires européennes.

« Cet article prolonge des recherches engagées depuis plus d’une décennie sur les mécanismes de conservation du CO₂ dans les vins effervescents », souligne Gérard Liger-Belair. Selon lui, les mesures réalisées dans le cadre de cette collaboration ont permis de mieux comprendre l’influence de la perméabilité des joints de capsules sur la rétention du gaz carbonique.

La température compte aussi

L’étude apporte également des éléments de réponse sur l’impact de la température de stockage.

Les simulations montrent que des températures plus élevées accélèrent les pertes de CO₂ et réduisent la durée de vieillissement possible avant que la pression dans la bouteille ne devienne insuffisante.

Ces résultats intéressent particulièrement les élaborateurs qui stockent leurs bouteilles dans des bâtiments hors sol. À l’heure où les coûts énergétiques et les questions environnementales pèsent davantage dans les choix de production, ils offrent de nouveaux repères pour ajuster les conditions de conservation sans compromettre la qualité des vins.

Un enjeu pour les longues gardes

L’étude permet aussi d’estimer à quel moment une bouteille risque de passer sous le seuil réglementaire de 3,5 bars de pression à 20 °C après dégorgement.

Pour les cuvées destinées à de longs vieillissements, la maîtrise des échanges gazeux apparaît donc comme un paramètre essentiel. Le choix de la capsule de tirage devient alors un véritable levier technique.

Les chercheurs rappellent enfin un avantage des grands formats : les magnums conservent naturellement mieux le CO₂ que les bouteilles de 75 centilitres. Ils offrent ainsi un potentiel de garde plus important.

Au-delà de son intérêt scientifique, cette étude fournit aux élaborateurs de nouveaux outils pour adapter leurs choix de bouchage et leurs conditions de stockage en fonction du style de vin recherché et de la durée de vieillissement envisagée.