Accueil Filière Champagne À Oger, Mytik Diam rassemble vignerons et experts autour du bouchage

À Oger, Mytik Diam rassemble vignerons et experts autour du bouchage

Les équipes de Mytik Diam ont transformé le site de la Cogévi à Oger en véritable laboratoire du bouchage. Une soixantaine de vignerons étaient au rendez-vous pour une matinée technique intense et captivante, centrée sur un sujet essentiel : le bouchon. Pendant près de quatre heures, quatre spécialistes de renom ont partagé leurs connaissances, animé des dégustations et ouvert le débat sur un enjeu crucial pour les grands vins de Champagne : la maîtrise de l’oxygène.

Michel Valade, ancien directeur Œnologie du Comité Champagne, a d’emblée posé le cadre : « Le choix du bouchon peut être un choix philosophique, à l’image d’un contenant bois ou inox. Le bouchon traditionnel, aggloméré avec deux rondelles, apporte des composés parfois bénéfiques, mais de manière aléatoire. Le bouchon technologique Mytik Diam, lui, garantit une neutralité aromatique et une régularité sans faille. » Thomas Karbowiak, maître de conférences en physico-chimie à l’Institut Agro Dijon, a plongé le public dans la science du liège : « 70 % du volume d’un bouchon est comprimé dans le goulot. Ce qui lui donne une mécanique redoutable… mais aussi un relarguage d’oxygène non négligeable. » Quant à Nicolas Galy, docteur en physique des matériaux et chargé de projets R&D chez Diam Bouchage, a quant à lui dévoilé les coulisses de l’innovation : « Depuis 20 ans, Mytik Diam révolutionne le bouchage en Champagne. Nos recherches vont bientôt donner naissance à de nouveaux bouchons, encore plus performants dans la gestion de l’oxygène. »

Pour illustrer ces propos, plusieurs ateliers de dégustation ont ponctué la matinée : comparatif entre bouchons MD5, MD10 et LA2R, dégustation de macérats pour évaluer le relarguage des tanins du liège, et enfin expérience sensorielle autour du fameux goût de bouchon, via des ajouts progressifs de TCA.

Le final ? Une dégustation magistrale de Meursault Perrière 1er Cru 2017 du Domaine Jacques Prieur, commentée par Nadine Gublin, œnologue et directrice technique du domaine : « Depuis 2013, 100 % de nos vins blancs sont bouchés avec Diam. Cela nous a permis d’éliminer les problèmes d’hétérogénéité et d’oxydation prématurée. »

Cette matinée technique s’est terminée par une table ronde animée où participants et intervenants ont pu échanger librement sur les enjeux et les pratiques du bouchage.