Voilà un duo chic et choc ! C’est de nouveau une dégustation de vins clairs 2020  façon « corporate » à domicile (lire ici) avec Emilien Boutillat (Piper-Heidsieck) et Cyril Brun, (Charles Heidsieck). Un tandem de chefs de caves pour deux maisons aux aspirations différentes en termes de vins. Si l’on résumait (très) sommairement leur style, l’une est sur la fraîcheur, l’autre sur la maturité. Près de deux cents crus sont abrités dans les cuveries des deux marques. Nous en avons dégusté une dizaine.  « Nous avons choisi des crus emblématiques de nos deux maisons “explique Emilien Boutillat. Ce que confirme Cyril Brun en indiquant ‘ce sont des vins correspondants aux deux maisons qui collent à une réalité identitaire de l’appellation ».

Les deux hommes travaillent main dans la main (avec une belle complicité !) pour mieux mettre en valeur les vins par rapport à leur choix de vinificateur. ‘avec le potentiel de garde, certains vins peuvent passer de l’un à l’autre selon les vendanges’ indique Emilien Boutillat.  Ainsi ce chardonnay de Bethon parfaitement tendu ira dans le ‘Piper’ tandis que ce Vertus texturé et enveloppant se retrouvera dans le ‘Charles’ voire ce ‘Montgueux’ (un classique historique des deux maisons) pourrait rejoindre les vins de réserve. ‘Pourtant sur les chardonnays, on était prudent aux vendanges 2020, mais le résultat est là, on est content !’ affirme Emilien Boutillat.

Côté meunier, on goûte du Cormicy et du Verneuil. Pour ce dernier cru, il faut remonter un peu le temps pour comprendre que Verneuil est un des chouchous de Charles Heidsieck, comme le raconte Cyril Brun” c’est Daniel Thibault qui croyait à ce terroir pour Charles Heidsieck. Il a tout fait pour l’inclure dans nos vins ». À raison puisque ce meunier est incroyable, il tapisse la bouche, l’enrobe de notes aromatiques et fruitées. Un meunier sur mesure pour Charles Heidsieck. Passant aux pinots noirs, voici un Fontette salin doté d’une belle colonne verticale qui se retrouvera certainement dans le Piper-Heidsieck. Puis un Verzy « qui peut tout faire », droit et puissant,  qui pourrait rejoindre l’équipe « Piper » ou celle de « Rare » et pourquoi pas après quelques années, celle de « Charles ».

L’objectif étant de trouver le meilleur vin pour chaque cuvée afin de respecter aux mieux la personnalité de la marque, on a bien compris au fil de la dégustation qu’il n’y a pas de dogmes (hormis celui des vins de réserve !) pour les deux maisons. Pas de dogmes non plus pour moi, qui ai dégusté le « produit fini » avec les deux chefs de caves, en l’occurrence, un Piper-Heidsieck et un Charles Heidsieck millésimés 2012 !

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.