Cinquante euros !  » C’est le prix de deux verres au club-house après une partie de golf, c’est le prix de cinq cartouches de carabine pour la chasse ou celui d’un petit flacon de parfum « . Si la comparaison peut prêter à sourire, elle est très sérieuse puisque dite par François Pierson, président de l’Association viticole champenoise (AVC) lors de son discours de clôture de la grand-messe de l’AVC (lire ici). « Cinquante euros par hectares, soit 0, 005 centimes sur le kilo de raisins » précise-t-il. Ce financement pourrait alors répondre au besoin urgent pour faire avancer la recherche.  On pourrait même considérer qu’il s »agit d’une obligation face aux grands défis environnementaux et climatiques que doit relever la Champagne.

À la suite des différentes allocutions et rapports des services techniques du Comité Champagne lors de l’assemblée de l’AVC, on sent que la « maison brûle » et qu’il ne faut pas regarder ailleurs.  « Nous sommes à la croisée des chemins. Il nous faut soutenir et accompagner notre recherche  » indique-t-il en rappelant le rôle fondateur de l’AVC et celui de Bertrand de Mun (patron de Veuve-Clicquot) quand, président de l’AVC après la Première Guerre mondiale, ce dernier a fait doubler les cotisations.  

À la différence de ces dernières années où cette demande de fonds a déjà été évoquée, François Pierson la concrétise un peu plus en lui donnant un prix . Celui de cinquante euros à l’hectare. Et ajoute une précision :  » Cette fois, je ne lâcherai pas ! « 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.