photo Leif Carlson

Après une première lettre adressée à ses salariés en début de confinement  (lire ici),  le président de Moët & Chandon, Stéphane Baschiera leur a adressé un deuxième message hier. Un message évoquant particulièrement la situation actuelle avec sa part de solidarité, d’efforts et de résilience, mais également celle de “l’après “. Un  “après” que Stephane Baschiera voit comme s’ouvrant vers un “champ des possibles“. Alors que la Champagne se pose bien des questions, à raison, sur son avenir, Stéphane Baschiera, président de Moët & Chandon tient à garder le lien avec tous ses collaborateurs en France et de par le monde. En lisant cette lettre, on sent bien que, cet homme, discret parmi les discrets, a choisi et a pesé soigneusement ses mots pour mieux rassurer sur ce présent si difficile à vivre et sur ce futur incertain et flou.

Le temps supplémentaire de confinement nous semble à toutes et tous bien long déjà. C’est humain. Mais un temps bien relatif pour une Maison de Champagne au sein de laquelle il est précisément la pièce maîtresse de notre savoir-faire. La période que nous vivons comptera parmi celles qui impliquent de facto un avant et un après. Un avant, certes parfois imparfait, mais que nous connaissions et maîtrisions.

Et en regard, un après qui demeure incertain. Incertain mais encourageant ! L’incertitude ouvre finalement un champ des possibles. L’opportunité de voir les choses différemment. L’opportunité de repenser nos actions autrement. Mais d’ici là, seul le présent compte vraiment.

Un présent qui doit se penser avec responsabilité. Une responsabilité collective. L’énergie de chacun est et sera essentielle. Décisive même. Toutes et tous, nous serons mis à contribution pour, ensemble, redessiner les contours d’un quotidien aujourd’hui bouleversé. Celles et ceux qui poursuivent leurs activités sur le terrain incarnent pleinement ce sens des responsabilités et je les en remercie. C’est aussi avec une logique de responsabilité citoyenne que nous avons abordé la question du chômage partiel.

Un présent qui doit se penser avec adaptabilité. La capacité que vous avez eue à vous adapter drastiquement en un temps record face à une situation inédite en est le premier témoin. Vous avez su vous accommoder des contraintes pour ajuster un quotidien entre vie de famille et continuité de nos activités. J’y vois ici un succès collectif que je salue.

Un présent qui doit se penser avec humilité. De ces circonstances exceptionnelles, nous avons appris, nous apprenons chaque jour et nous continuerons d’apprendre.

Un présent qui doit se penser avec solidarité. Une solidarité qui commence en interne et s’illustre par la cohésion dont vous faites preuve, jusqu’à cette semaine de congés solidaires rendue possible grâce au soutien et la responsabilité exemplaire de nos partenaires sociaux.

Beaucoup ont manifesté leur souhait d’aider au-delà de nos murs. C’est ce que nous avons fait en votre nom à toutes et tous au travers de diverses actions en faveur de l’hôpital pour saluer ces hommes et femmes qui œuvrent en première ligne. Ces modestes contributions sont bien peu face à leur engagement, mais elles illustrent à notre niveau cette nécessité absolue d’entraide.

Plus important encore, cette solidarité remarquable instaurée ces dernières semaines devra aussi et surtout perdurer pour nous aider à retrouver ce nouvel élan dont nous aurons tous besoin. Le bon sens et l’intérêt commun doivent prévaloir pour relever les défis interdépendants qui seront les nôtres demain, et pour se mettre au service d’une ambition solidaire : l’après.

Plus que jamais, à la lumière de l’événement inédit que nous vivons, je crois en la force du collectif. Je crois en votre capacité de résilience en ces temps difficiles. Et je crois en votre capacité de mobilisation le temps venu”.

La lettre complète ci-dessous : 

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