Avec la volonté de l’État de pousser la certification HVE (Haute Valeur Environnementale), certaines questions se posent à propos de la certification régionale, en l’occurrence, celle de la Viticulture Durable en Champagne, la VDC. Par le biais d’un post sur Twitter, le Syndicat général des Vignerons de la Champagne (SGV), « exprime son incompréhension sur l’absence de reconnaissance de l’équivalence VDC/HVE et les conséquences injustes que supportent les vignerons champenois (coûts supplémentaires d’une double certification et exclusion du crédit d’impôt) ».  Pour Maxime Toubard, président du SGV , « tout cela n’est pas normal ! ».

Si on fait le tour de la situation : En 2019, 335 exploitations, soit 15 % des surfaces de l’appellation étaient certifiés VDC. À ce référentiel conçue par et pour la Champagne s’ajoute le label national HVE  (70 exploitations viticoles champenoises sont en HVE, sans être VDC). Ensuite, une quarantaine d’exploitations se trouvent sous le label Terra Vitis. Enfin la conversion en bio continue avec près de 180 exploitations certifiées et 2,5 % des surfaces . Ce qui représente un total d’environ 20 % des surfaces de l’appellation… avec l’objectif d’un vignoble 100 % certifié à l’horizon 2030. « Nous souhaitons l’équivalence de reconnaissance pour la VDC d’autant qu’elle est tout aussi, si ce n’est plus exigeante que la HVE ». Le patron des vignerons a déjà rencontré son ministre de tutelle pour l’avertir :  « il se dit intéressé par notre certification » et continue à mettre tout en œuvre pour légitimer l’expertise de la VDC afin de recevoir les aides et conseils au même titre que la HVE. .


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