Photo Pernod Ricard

Avec l’annonce de ses résultats annuels 2019/2020, le groupe Pernod Ricard a vu son chiffre d’affaires baissé à la suite de la crise sanitaire planétaire (lire ici). Toutefois si la croissance n’est pas au rendez-vous ce second semestre, Alexandre Ricard, président du groupe Pernod Ricard, reste optimiste et veut agir pour un prochain “rebond”.

Avec des résultats à la baisse, comment anticipez-vous un retour de croissance, sur quels produits et divisions vous appuyez vous ?

La force d’un Groupe comme Pernod Ricard repose notamment sur son exposition géographique équilibrée d’une part et d’autre part sur son portefeuille de marques, sans doute le plus complet de toute l’industrie. Partout dans le monde, c’est-à-dire dans plus de 80 pays sur tous les continents, nos équipes travaillent déjà à saisir toutes les opportunités de croissance. Les entreprises qui sauront tirer profit du « rebond » sont celles qui sauront faire preuve de la plus grande agilité. C’est pourquoi nous continuons à nous transformer pour répondre aux attentes de nos consommateurs grâce notamment au déploiement de notre feuille de route stratégique, Transform & Accelerate. Nos solides résultats du premier semestre ont prouvé la pertinence de cette stratégie qui a nous également permis de mieux résister à la crise actuelle.

 La loi Egalim en France, a-t-elle impacté votre groupe au niveau des ventes de certains produits dans les grandes surface ? 

La Loi Egalim partait d’une démarche tout à fait louable, à savoir garantir un meilleur équilibre des relations commerciales entre producteurs et distributeurs. Or les effets produits sont rigoureusement inverses. Les distributeurs sont les grands gagnants, au détriment des producteurs et des consommateurs, qui ont vu leurs dépenses augmenter. Les ventes de champagne comme celles d’autres catégories ont certainement pâti des effets induits, ce qui dans le contexte actuel ne fait qu’ajouter aux effets de la pandémie et affectent directement ou indirectement  l’ensemble des acteurs de la filière.   

 Avec cette image de célébration, les expéditions de champagne (GH Mumm et Perrier-Jouët) semblent plus souffrir que les autres vins et spiritueux sur ces quatre derniers mois, quels espoirs portez-vous sur vos deux maisons (GH Mumm -13% et Perrier-Jouët-12%)  ?

Pernod Ricard a adopté depuis plusieurs années un modèle résolument centré sur le consommateur qui se fonde sur les moments de consommation. Dans cette approche, le champagne est absolument irremplaçable car il est indissociable des moments de célébrations et de sophistication. Là encore, nous travaillons d’ores et déjà pour être les premiers à saisir la reprise de la consommation et toutes les opportunités de croissance, car le champagne gagne aussi de nouveaux consommateurs dans le monde.

 En 2019, vous avez lancé un plan « vert » d’envergue, où êtes vous ? 

Comme je vous le disais, en dépit de la crise, nous maintenons notre cap stratégique. Il en va de même pour notre feuille de route environnementale 2030. Nous conservons quoi qu’il advienne la même ambition. A titre d’exemple, au mois de mai dernier, en pleine période de confinement, nous avons ainsi annoncé que nous serions en mesure d’avancer à 2021 la fin de tout plastique à usage unique sur les points de vente, et ce avec deux ans d’avance. Je vous rappelle également qu’en Champagne nous avons arrêté l’emploi d’herbicides sur notre vignoble Maison et privilégions les produits de biocontrôle. Au total, notre Indice de Fréquence des Traitements (IFT) est en diminution constante depuis au moins 5 ans. Comme vous le voyez, nous continuons notre accélération et notre transformation.

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