
Alors que la levée de restrictions de déplacement des 10 km est levé ce 3 mai, on peut penser à s’évader le temps d’un week-end ou de quelques jours de vacances (bien mérités). Grâce à une étude réalisée par le Comité Champagne, un baromètre de l’œnotourisme en Champagne permet d’étudier une première cartographie sur les offres proposées dans l’appellation Champagne.
Côté méthodologie, les chiffres présentés dans cette étude ont été traités sur une base déclarative de 678 maisons (statuts négociants), vignerons ou coopératives ayant participé à l’enquête de façon volontaire. 505 réponses étaient exploitables à des fins d’analyse. Un échantillon certes suffisant pour l’analyse, mais ne représentant pas l’intégralité des opérateurs champenois L’ensemble des données et analyses portent sur l’année 2019 ; (2020 étant une année que l’on préférera oublier…). La collecte de données a été réalisée du 14 décembre 2020 au 26 janvier 2021.
Les maisons reçoivent une majorité de visiteurs étrangers (55 %) alors que les vignerons et coopératives reçoivent davantage des visiteurs français (60 %). Une majorité des maisons, coopératives et vignerons reçoivent des visiteurs toute l’année (96 %), même le dimanche, sur réservation. Sans surprise, globalement, plus une entreprise expédie un nombre important de bouteilles, plus son offre oenotouristique sera structurée, développée (et davantage payante).
Sur l’appellation, en termes de répartition géographique selon les sondés, l’offre se divise ainsi : Aisne : 9,1 %, Aube : 15,4 %, Haute-Marne : 0,4 %, Marne : 74,7 % Seine-et-Marne : 0,4 %. 15% sont des maisons.
Au sein des maisons, 27 % ont reçu plus de 1000 visiteurs en 2019, dont 11 % plus de 10 000 visiteurs, 53 % ont reçu moins de 500 visiteurs. Pour les vignerons, 7 % ont reçu plus de 1000 visiteurs en 2019 et 79 % en ont reçu moins de 500.
Ces visiteurs sont en majorité des visiteurs individuels (90 %) ou en visites organisées (62 %). On peut ajouter également les clients professionnels à 81 % et les journalistes, influenceurs médias à 58 %.
Que cela soit dans les maisons ou chez les vignerons-coopératives, dans le top 3 des nationalités reçues, la France arrive en haut du podium, suivie de la Belgique et des Pays-Bas. On y retrouve également les États-Unis-Canada, l’Angleterre et l’Italie pour les maisons, et l’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie pour les vignerons.
Dégustations et visites
55 % des maisons et 50 % des vignerons ne proposent pas d’autres activités que les activités dites « classiques » (dégustation avec/sans visite). Pour les maisons comme pour les vignerons et coopératives, plus une exploitation expédie un nombre important de bouteilles, plus elle a tendance à proposer des activités payantes. La combinaison la plus fréquente proposée par 28 % des maisons est l’offre combinée payante (visite + dégustation et une promenade dans les vignes. Celle des vignerons-coopératives à 42 % est une dégustation payante et une promenade dans les vignes. 46 % des maisons et 20% des vignerons-coopérative emploient du personnel dédié aux activités de visite et d’accueil du public.
96 % des maisons sont ouvertes en basse saison [de novembre à avril] dont 63 % sur réservation. 63 % sont ouvertes sur réservation en haute saison [de mai à octobre] ; 96 % des vignerons et coopératives accueillent du public en basse saison [de novembre à avril] dont 57 % sur réservation. 55 % sont ouverts sur réservation en haute saison [de mai à octobre].
Et voilà un dernier élément montrant l’évolution de la Champagne vers l’œnotourisme : 70 % des maisons sont ouvertes le dimanche [55 % sur réservation] et 81 % des vignerons-coopératives sont ouverts le dimanche [64 % de réservation]




