Trier le raisin en Champagne ou les livreurs de raisins ?

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Avec la vendange 2017 le tri du raisin devient un enjeu déterminant.

 

Les chiffres parlent d’eux mêmes :
Le rendement marchés a été signé le 21 juillet dernier avec la décision interprofessionnelle de 10 800 kg/ha dont 500 en réserve à débloquer un peu plus tard. A la fin des vendanges, le rendement agronomique a été de 11 000 kg/ha. Et l’on sait que le volume du rendement moyen de la vendange a été de 10 300 kg/ha. Y a comme un souci au niveau du tri.

Tous les ans, le discours est le même. Quelque soit le millésime qui en sortira, les instances techniques du Comité Champagne le disent et l’écrivent : il faut trier les plus belles grappes. Une évidence pour obtenir une belle qualité du vin. En 2017, il s’agissait là d’une obligation devant l’état du vignoble champenois à la veille des vendange. Le message du réseau Matu était clair : « Le tri et une gestion rigoureuse des circuits de cueillette seront déterminants pour préserver la qualité de la récolte. 2017 s’annonce comme un millésime difficile ».

Force est de constater lors des premières dégustations de vins clairs (bof, bof et bof ! j’y reviendrai ) que le message n’a pas forcément été entendu. Mais c’est lors de la grande messe organisée annuellement par l’Association Viticole Champenoise (présidée par Pierre-Emmanuel Taittinger) que les langues se sont déliées, et en particulier celle du président de l’Union des Maisons de Champagne (UMC), Discours JMB – AVC 6-12-2017 (le discours en pièce jointe). « Le travail d’une très grande majorité ne peut pas, ne doit pas être détruit par le comportement irresponsable de quelques personnes. La vendange 2017 doit nous faire réagir : on ne peut pas continuer à laisser le travail mal fait, non sanctionné par le marché ou alors, il y a un problème ». A priori, le discours de son homologue du Syndicat des Vignerons (SGV), (Discours M Toubart AVC 2017) est passé sur ce « problème », préférant évoquer la hausse du prix du kilo de raisins ( lire ma chronique du 4 décembre ).

Bref tout ça pour dire qu’il y a encore du boulot, et comme l’a souligné un patron d’une maison de champagne d’une façon un peu abrupte : « il ne faut plus trier le raisin, mais les livreurs de raisins « 

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