Effervescence et Harmonie pour la journée « Champagne et Japon »

Journalistes  japonaises pour une journée dédiée au Japon.

Après le succès de la première édition qui mettait en avant l’Italie, la ville d’Epernay a invité le Japon pour célébrer les liens indéfectibles qui unissent le champagne et le pays du Soleil Levant. Avec une marraine, amie également indéfectible du champagne et du Japon, Amélie Nothomb.

Petit point économique  sur le Japon :Les expéditions de champagne à destination du Japon s’établissent à 13,6 millions de bouteilles, en progression de 5,5%. Le chiffre d’affaires croît de 3,9% à 318,8 millions d’euros. Le Japon confirme sa position de troisième marché du champagne à l’export en 2018, en volume comme en valeur. Si seulement 17% des Japonais sont acheteurs de Champagne, ils sont 67% à connaître l’appellation. Par ailleurs, 26% des acheteurs de champagne déclarent le préférer aux autres vins effervescents. Le Champagne reçoit une solide note d’estime de 7,6/10 et se démarque sur l’image qu’il transmet Les jeunes consommateurs entre 21 et 34 ans sont une opportunité incontestable  : ils représentent 38% des acheteurs de champagne et sont surreprésentés au regard de leur poids dans la population du pays (31%). Les ventes de champagne au Japon se développent notamment via des sites de e-commerce ainsi que via les réseaux sociaux, véritables vecteurs de communication auprès des jeunes.  L’année 2019 marque l’entrée dans une nouvelle ère pour le pays après l’abdication de l’empereur Akihito au mois d’avril. C’est l’ère de la Reiwa, l’harmonie et la paix.

Oenotourisme et Epernay

Cette journée avait pour objectif de faire découvrir la ville d’Epernay et son œnotourisme en mettant l’accent sur la présence du Japon dans le monde du champagne. Elle s’est terminée par un dîner de gala organisé dans la somptueuse salle de l’Hôtel de Ville d’Epernay dont le menu a été conçu à plusieurs mains par les chefs, Philippe Mille (Les Crayères à Reims) Yoann Normand ( champion de France du Dessert 2019 chef pâtissier des Crayères) , Taïchi Megurikami (l’Abysse, pavillon Ledoyen Paris), Hikedi Eno ( Le Royal Monceau Paris) et Jérôme Feck (L’Hôtel d’Angleterre à Châlons-en-Champagne).

J’ai ainsi suivi quelques confrères et consoeurs japonais dans leur parcours au sein de la Champagne. Pour la plupart, il s’agit de journalistes chargés de rubriques culinaires, de luxe, d’économie et de mode. Ces pérégrinations dans les galipes nous ont menés à Bord de l’Impériale de Marie-Antoinette,  chez un viticulteur de Villers-Sous-Châtillon Champagne (Collard-Picard) avec dégustation du « travail » du vigneron à l’appui. Puis direction du Comité Champagne où le directeur de la communication, Thibault le Mailloux a expliqué les caractéristiques de l’aire d’appellation Champagne. A peine le temps d’avaler une salade et une petite flûte…l’ensemble des invités rejoint la commune d’Aÿ. C’est dans les vignes de la Coopérative la Cogévi, Champagne Collet que l’œuvre, « Les sentinelles » d’Eric Junod, sculpteur alsacien, a été inaugurée en présence d’Amélie Nothomb, marraine de cette œuvre. Elle a été créée dans le cadre de Vign’art, premier festival d’art contemporain et de land art en Champagne. (Un festival créé par Jean-Baptiste Duteurtre (Bulles et Millésimes) qui est également l’un des initiateurs des fameuses « Journées » (avec le maire d’Epernay, Franck Leroy). Après un pot de l’amitié…on continue avec les visites de la maison de Venoge et de la maison Leclerc-Briant, deux maisons situées avenue de Champagne, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Deux dégustations des champagnes sont prévues en accord avec les sushis préparés par Taïchi Megurikami du restaurant japonais L’Abysse de Yannick Alléno à Paris. Puis pour les courageux, une expérience les attendait avec un petit passage sur le ballon captif à 150 mètres de haut (sans moi !). Bref un programme ambitieux pour une belle journée nipponne. Il ne restait plus qu’à  prendre… l’apéritif et passer table avec encore et encore du champagne (Leclerc-Briant, De Venoge et Dom Pérignon Rosé 2006). Seule note japonisante : deux sakés dont une petite perle « kagatobi ge junmai gin jo »  élaborée Taichiro Fukumitsu  présentée par Philippe Jamesse . A ce niveau-là, ce n’est plus journalisme, c’est du sacerdoce.

 

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