Un flacon royal ! Oui tout y est, le contenant et le contenu. Le contenant, une bouteille étonnante presque un ornement, une carafe de grand luxe, le contenu fait également dans l’opulence particulièrement avec ce millésime 2012. Une jolie transition avec le 2008, le dernier en date de la maison sorti en 2018. Cette année 2012 si solaire n’en finit pas de charmer. Et cette cuvée Louis XV 2012 brut du Champagne de Venoge est bien là pour le prouver. Oui, vraiment séductrice avec ces arômes agrumes confits accompagnées d’un soupçon de cire d’abeille tout en gardant de jolies notes de fraîcheurs. Si on la décrit un peu plus techniquement, sans fermentation malolactique, peu dosée (7g/L) la Louis XV 2012 est issue des terroirs de grands crus de chardonnays et de pinots noirs (50/50%) . Les 10.000 bouteilles commercialisées sont toutes numérotées.
Quant à la version rosée, elle s’est vue décernée un beau « 98 » par le critique du vin James Suckling. Évidemment à raison puisque la cuvée présente un champagne rosé pour gourmand, délicat mais également vineux et épicé. Un millefeuille de gouts qui se révèlent laissant une superbe longueur en bouche. Elaboré avec de Grands crus de pinots et de chardonnays (50/50%) et 7% de Bouzy rouge, pour la première fois, il a été vinifié sans fermentation malolactique. Là aussi, les 6 000 bouteilles commercialisées sont numérotées.

Les deux cuvées ont été dégustées en compagnie de Gilles de la Bassetière, président de la maison dans les grands salons de l’Hôtel de Venoge (ancien hôtel Gallice) avenue de Champagne à Épernay. Respirant le calme et la sérénité, ces pièces donnent sur un parc magnifique de 6 000 m2. De quoi apprécier l’écrin autant que le bijou ! Pour la photo, Gilles de la Bassetière, dont l’adage est « la vraie noblesse s’acquiert en vivant et non pas en naissant », pose devant le portrait de Louis XV enfant, un portrait signé Pierre Gobert. C’est à lui que l’on doit création de cette cuvée qui remonte à 2005. Rentré dans la maison de champagne en 1995, à l’époque, de Venoge appartient encore au groupe Rémy Cointreau, Gilles de la Basseière voit passer rapidement le groupe LVMH avant de travailler pour Lanson BCC en 1998 (ndlr : oui la Champagne est une grande famille !) Après sa nomination à la tête de Venoge en 2002, il décide de créer une cuvée de prestige. « Je suis parti de l’idée qu’il nous fallait un élément historique* pour mettre en valeur cette cuvée. Pas seulement une légende, mais bel et bien un réel fait de l’Histoire de France lié à l’histoire du champagne ». Une belle inspiration pour une cuvée qui que l’on considère désormais bien installée dans le monde des flacons très haut de gamme.
Prix : 180 €
*en référence à l’arrêt du 25 mai 1728 : Louis XV autorise uniquement les vins de Champagne à être commercialisés et transportés en bouteille…en paniers de 50 ou 100 bouteilles.




