Allez c’est parti pour la saison des vins clairs avec une jolie dégustation menée par Laurent Fédou, chef de cave de la maison Canard-Duchêne (Groupe Thiénot).  Partons quelques secondes pour un petit voyage dans le temps !  Et remontons au mois de septembre dernier lorsque chacun s’est congratulé de cette vendange 2019 qualifiée d’exceptionnelle en terme de qualité. Une qualité que confirme donc quelques mois plus tard Laurent Fédou :   ” franchement, c’est une belle année ! une belle année à pinots noirs .“. Avec une dizaine d’échantillons provenant de cépages et terroirs différents, le chef de caves en fait  ainsi la démonstration.

La dégustation commence avec un meunier “du côté d’Epernay“. Il dégage des arômes de cerise et de vanille avec le goût du fruit en bouche et une belle tonicité. Changement de lieu avec un autre meunier des Riceys, qui offre des parfums d’abricot, de pêche sur une bouche croquante.  “l’Aube s’en sort très bien cette année” commente le maître de l’art avant de verser un pinot noir issu du terroir de Fontette, également dans l’Aube. Ce pinot noir est un assemblage de 2018/2019. Et là on peut applaudir ! C’est gourmand, tendu, équilibré, bref des grands vins ! La série des pinot s’achève avec très joli Mailly-Champagne et ce pinot d’Ay, opulent et savoureux tout en gardant une certaine délicatesse évitant ainsi les parfums “body-buildés” que peut parfois apporter ce cépage.

Passons aux chardonnays, les nez sont encore un peu fermés mais les deux vins provenant respectivement de Damery et d’Avize apportent quelques belles promesses, quoique un peu en deçà des pinots noirs. On le sait,  avec ces arômes de fleurs blanches, ce cépage fantastique donne toute la fraîcheur au champagne. Il nous le faut mature, mais pas trop ! En attendant les futurs nouveaux cépages du troisième millénaire en Champagne, il existe plusieurs façons de vinifier de garder la fraîcheur du chardonnay. Dont celle de ne pas effectuer la fermentation malolactique. Donc pour l’occasion, Laurent Fédou fait partager une expérience avec du “Sézannais”. L’un avec malo, l’autre sans. Le résultat est sans équivoque : l’un est  un peu “plat “, l’autre pas  :  Depuis quelques années, je garde quelques cuvées de vins sans malo pour donner un peu de peps sur mes assemblage“.

Et juste pour le “fun”, la dégustation se termine avec une solera de pinots noirs issus des millésimes 2008, 2012, 2015 et 2018. Et  là, un autre autre univers se découvre :  c’est viril, c’est corsé, c’est presque “macho”, et surtout ça sent le biscuit “Chamonix” (pour ceux qui s’en souviennent….) !

 

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