Un peu d’optimisme en ce bas monde ! Maxime Toubart, patron des vignerons de la Champagne s’appuie sur les les derniers chiffres des expéditions champenoises publiés se basant ainsi sur les mois de juin, juillet et août dernier pour souligner : « Ce que l’on observe, c’est plutôt positif. Les consommateurs ne boudent pas le champagne« . Bien sûr, la fermeture des restaurants et des bars ne le rassure pas, il n’en demeure pas moins que pour Maxime Toubart, « la consommation dans les foyers continue. Ce qui me fait dire qu’il y a et reste toujours un « goût » pour le champagne !« . Maxime Toubart parle évidemment pour sa paroisse, car c’est bien la famille des vignerons qui sort son épingle du jeu depuis le premier confinement. Ainsi constate-t-il, « le marché particulier du vignoble va bien ! Particulièrement les vignerons qui ont une clientèle nationale« .
Force est de constater que le Vignoble est en progression par rapport à la même période en 2019. Si on évoque les chiffres sur le marché français, on peut évoquer les hausses de 15, 3% du mois de juin, de 10, 8% du mois de juillet et de 9,8% du mois d’août (sur ce mois et ce marché, toutes les familles ont bénéficié d’une hausse ). Sur le marché européen, là-aussi, les vignerons ont vu leurs chiffres augmenter durant l’été avec +14,6 % en juin, +28,6 % en juillet et +28, 3 % en août. Est-ce l’effet de la fameuse « campagne des vignerons » (lire ici) ? On peut se poser la question.
« Nous devons préparer l’après-crise »
On se doute que cette évolution risque d’être ternie ces prochains mois par les décisions sanitaires liées au Covid 19. Mais Maxime Toubart reste, ou veut rester, confiant : « Quand je vois la file d’attente pour le marché des CRD et des coiffes au SGV, je me rends bien compte que les vignerons préparent les fêtes de fin d’année ».
Quant à l’avenir, le président du SGV est lucide : « on a bien vu que lors de la sortie du premier confinement que les consommateurs sont présents, donc nous devons préparer l’après-crise Covid, mais c’est compliqué, et cela va continuer à l’être ». Avec malheureusement pour la filière, une complication de plus, celle de la détérioration de la valeur, avec les bouteilles à prix « cassé » qui risquent d’envahir les rayons des hypermarchés pour des promotions de Noël. Le champagne n’est-il pas un produit essentiel !




