Le champagne brut non millésimé demeure la cuvée la plus exportée en 2019. Leur part de marché en volume et en valeur recule pour la troisième année consécutive au bénéfice de la diversification des cuvées : avec 124 millions de bouteilles pour un chiffre d’affaires de 2,1 milliards d’euros ils représentent ainsi 78,5% des volumes expédiés pour 64,3% du chiffre d’affaires.

En 2019, la croissance de l’export est menée par la progression dynamique des cuvées de prestige (+15,3% en volume et +18,1% en valeur) et des champagnes faiblement dosés (+43,3% en volume et +37,9% en valeur), alors que les champagnes rosés sont stables en volume (+0,3%) à 15,4 millions de bouteilles pour 370,2 millions d’euros (+4,1%).

En 2019, les champagne bruts non millésimés et rosés constituent ensemble 88,2% des expéditions en volume et 75,7% du chiffre d’affaires, soit leur part la plus faible depuis dix ans. Si ces deux types de cuvées progressent encore dans l’Union européenne, de respectivement 1,5% et 1,9% en volume, ils reculent chacun de 0,7% dans le reste du monde.

Les bruts non millésimés sont ultra-dominants sur le les marchés européens : ils constituent 92 %

des volumes en Belgique, 90,5% en Irlande ou encore 89,1% en Suède. Ils tirent également la croissance de certains marchés émergents, à l’instar du Brésil (+36,7%) ou encore de Taïwan (+15,3%).

Les champagnes rosés  sont,  eux,  très appréciés aux Etats-Unis où ils représentent 16,4% des expéditions, mais également en Autriche (16,5%) ou encore en Russie (14,9%). La position des rosés est également très solide dans des marchés aux volumes moindres comme le Nigéria (38,8% du marché) où les volumes expédiés progressent de 7, 6%. Les autres types de cuvées poursuivent leur croissance, à l’exception des vins millésimés qui sont en recul depuis cinq ans et dont la baisse s’accélère en 2019 : ils déclinent de 13,9% à 1,8 million de bouteilles contre 2,4 millions de bouteilles en 2015.

Les expéditions de cuvées de prestige atteignent 8,6 millions de bouteilles. Elles dépassent pour la première fois les 5% de part de marché. Les Etats-Unis sont le premier importateur de ces cuvées avec 2,3 millions de bouteilles : elles représentent 9,1% du marché américain et sont en croissance de 32,8% en 2019. Elles occupent également une place de choix sur certains marchés asiatiques : Corée du Sud (14,5% des volumes), Hong- Kong (12,2%), Japon (10,5%), Singapour (8,4%) et Taïwan (8,2%).

Les vins faiblement dosés connaissent une croissance extrêmement dynamique : les expéditions ont été multipliées par dix en seulement une décennie et atteignent 3,0 millions de bouteilles en 2019 (+43,3%). Ces cuvées, qui ne représentent encore que 1,9% du marché en volume (+0,6 point), progressent partout, en particulier sur les marchés asiatiques (au Japon, en Chine ou en Corée du Sud).

Enfin, les vins aux dosages les plus élevés progressent de 1,2% et s’établissent à 5,4 millions de bouteilles. Ces vins sont particulièrement appréciés dans un petit nombre de marché, notamment en Afrique du Sud, où ils sont la catégorie la plus consommée (42,5% du marché sud- africain), mais également à la Réunion et en Guadeloupe, où leur part de marché dépasse 20% des expéditions.

source Comité Champagne

 

 

 

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