Renouveau de la Palmes d’Or de Nicolas Feuillatte, la “touch” Guillaume Roffiaen

Photos The WallPhoto (Théo Wallin)

La cuvée Palmes d’Or, un des plus jolis flacons de la champagne. En terme de marketing, une réussite, en termes de vins, les meilleurs du centre, et pourtant la bouteille a vécu des hauts et des bas depuis sa création. On en a parlé, puis un peu moins parlé, comme si Nicolas Feuillatte se devait déjà d’exister par son seul nom avant de s’appuyer sur sa cuvée de prestige. Avec dix millions de cols vendus de par le monde par an et la construction d’un site  ultra moderne, c’est chose faite. Déjà rendons à César ce qui est à …Jean-Pierre Vincent , soit  la création de la cuvée. L’ancien chef de caves de Nicolas Feuillatte l’a élaborée dans les années 80. C’est désormais Guillaume Roffiaen, actuel chef de caves, qui a la charge d’ajouter sa touche personnelle en lui apportant tout son savoir-faire. Un exercice qui est loin d’être aisé. De fait, le millésime qui vient de sortir est celui issu de la vendange 2008, l’un des plus beaux de la Champagne de ces dernières années. Une vendange effectuée par Jean-Pierre Vincent. Je reviens ainsi encore une fois sur la transmission des chefs de caves qui se doivent de mettre en valeur certaines des cuvées élaborées par leurs prédécesseurs.

 

38 essais différents

Guillaume Roffiaen a donc joué sur le dosage. Un jeu compliqué. On salue d’ailleurs le travail de “l’artiste”. Sur le principe : “quand on aime, on ne compte pas ” après avoir testé  38 essais différents, le chef de caves s’est arrêté sur une liqueur de sa composition, un assemblage de pinot noir et chardonnay sans fermentation malolactique auquel il a ajouté une touche de meunier fermentation faite. Chaque cépage est issu d’une année différente (entre 2009 chardonnay et 2016 pour le meunier. La composition de la cuvée reste toujours pour la Palmes d’Or, 95 % de grands crus répartis à parts égales entre pinot noir et chardonnay avec une petite touche de chardonnays de Montgueux (…que serait la Champagne sans Montgueux !) et pour la Palmes d’Or  Rosé Intense, un 100 % pinot noir provenant de deux crus : ceux de Bouzy et ceux des Riceys. Le résultat est à la hauteur des efforts, les deux cuvées apportent leur personnalité avec de très beaux arômes, de l’épice, du salin, bien sûr cette fraîcheur encore exceptionnelle de l’année 2008.

 

Le millésime 2008 de Palmes d’Or porte une signature résumée par la citation de Roland Barthes cachée dans le col des flacons : «Un peu de sagesse, un peu de savoir et le plus de saveur possible».

 

 

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