Photos La Champagne de Sophie Claeys

Avec la sortie de son millésime 2011 (lire ici)), la maison Ruinart présente corrélativement son nouvel éco-emballage. J’ai déjà évoqué ce nouveau packaging au mois de février dernier (lire ici) . Ayant eu la chance de le recevoir, j’ai réalisé quelques clichés de cette création étonnante dans le domaine du développement durable et détonnante dans celui du champagne.

Ce travail est le fruit de deux ans de dialogue entre les équipes de Ruinart et ses partenaires le fabricant Pusterla 1880 et la manufacture James Cropper. Ensemble, ils ont concentré leurs efforts sur un matériau, la fibre de cellulose ou pâte à papier, pour résoudre deux défis technologiques. Le premier était de rendre l’étui imperméable à la lumière qui peut altérer le vin, notamment pour les façons en  verre clair. Le papier seul n’était pas une protection suffisante pour filtrer toutes les ondes lumineuses. Une nouvelle technique a été développée pour enrichir la pâte de cellulose d’un oxyde métallique naturel qui renforce l’opacité de cette seconde peau protectrice.

Le second était de s’assurer que l’étui protège le vin jusqu’à la dégustation, résiste aux usages de service, y compris à l’humidité, sans se détériorer. Adaptée à une conservation longue au réfrigérateur, l’enveloppe conserve son intégrité plusieurs heures dans un seau rempli de glace. Ruinart propose ainsi une nouvelle gestuelle.

Depuis 10 ans, Ruinart a mis en œuvre progressivement une politique d’éco-conception globale : un Indice de Performance Environnementale (IPE) interne permet de mesurer l’impact de tous les projets, du packaging aux outils de service et visibilité. Dès 2015, la Maison innove avec le lancement d’un coffret plus léger de 50 g qui permet, à l’époque, d’économiser plus  de  200  tonnes de papier. La même année, le retrait de toute forme de suremballage plastique permet également une  économie de 26 tonnes.

D’une manière générale, tous les matériaux utilisés pour les emballages sont d’origine France (87 %) ou Europe de l’Ouest (12 %). Les emballages en carton ou coffrets en bois, tout comme la fibre de cellulose utilisée pour fabriquer l’étui seconde peau, sont également sourcés de manière durable (forêts éco-gérées, label FSC ou PEFC).

Au total, 7 prototypes ont été nécessaires pour mettre au point cette coque en pulpe de papier qui épouse les contours de la bouteille, l’embellit et préserve le goût Ruinart.

Devenez membre pour soutenir  La Champagne de Sophie Claeys

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.