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Vignes semi-larges : « Il faut nous projeter dans la Champagne de demain ».  (Maxime Toubart-SGV)

C’est « the dossier » ! Les vignes semi-larges (VSL) passionnent dans le vignoble champenois. « Pour » ou « contre », chacun a son avis (lire ici).  L’expérimentation « Mode de conduite et enherbement » a été lancée sous l’égide de l’INAO et du Syndicat général des vignerons de la Champagne avec une mise en œuvre du protocole expérimental coordonnée par le Pôle Technique du Comité Champagne. Cette expérimentation est terminée (après près de 20 ans), c’est l’heure de voter : les VSL intégreront-elles on non le cahier des charges de l’appellation Champagne ?

Malgré des réticences de certains (lire ici) Maxime Toubart, président du SGV, assure qu’il sera mené jusqu’au bout afin que les administrateurs du SGV votent à la fin du mois de juillet sur l’intégration ou non de ce mode de conduite dans le cahier des charges. « Après 20 ans d’expérimentation, cela ne sert à rien de le retarder. On ne peut pas se permettre de remettre en cause le travail réalisé. Mon ambition n’est pas de convaincre, mais de prendre une décision.  Le rôle politique du SGV est de mettre en perspective. En fait, il s’agit d’un vrai débat sur la modification du cahier des charges de la Champagne et les changements qui seraient liées à cette évolution du mode de culture, qu’ils soient économiques, ergonomiques ou d’ordre social ».

Culturale, voire culturelle, cette évolution historique apporte son lot de questions, quelles en seront les conséquences agronomiques, environnementales, économiques ainsi que sur l’ergonomie au travail et l’impact paysager, quid de la qualité des vins ?  « nous les comprenons fort bien, mais ce débat nous permet ainsi de déterminer si nous voulons plus de libertés dans nos modes de conduite en viticulture. Ensuite, chacun aura la liberté de choisir comme il veut , soit planter en VSL ou en vignes denses ». Toutefois, Maxime Toubart tient à le rappeler « le dossier des VSL ne sont pas une pré-réflexion sur la mécanisation de la vendange ».

En fait, il s’agit surtout d’un débat agronomique et écologique (voir ci-dessous témoignages, rapports et résultats), sous forme de réunions au sein de l’appellation,  mais un débat qui, particulièrement dans cette période compliquée, déclenche des divergences qui vont au-delà de l’aspect purement technique. Une sorte de poil à gratter sur l’identité même du vignoble champenois. « Il faut être à l’écoute, mais ne pas voir peur du changement par le principe de précaution ou celui de l’inaction » observe Maxime Toubard. Qui ajoute : « On veut faire le bonheur des gens, mais il faut nous projeter dans la Champagne de demain ». 

Fin juillet deux scénarios seront possibles, l’un avec un vote favorable de l’intégration de ce mode de conduite dans le cahier des charges : après élaboration des critères à insérer dans le cahier des charges, la procédure de modification serait enclenchée selon la procédure de l’INAO. À l’issue de cette procédure, les deux modes de conduite (vignes étroites et vignes semi-larges) pourront cohabiter, les vignerons auront le choix pour adapter leur mode de culture à leur exploitation. Les VSL sont un outil supplémentaire au service des vignerons pour faire évoluer la manière de travailler son vignoble, mais en aucun cas une obligation. Au plus tôt, les premières plantations pourraient avoir lieu en 2023. L’autre avec un vote défavorable : le dossier VSL serait clôturé, par conséquent l’écartement entre les rangs et la densité de plantation resteront celles du cahier des charges actuel.

Les principaux suivis réalisés et les conclusions techniques

Arnaud Descotes, Directeur Technique du Comité Champagne vous explique tout : Cliquez ici pour découvrir la vidéo
Les vignes semi-larges constituent une vraie opportunité pour réduire très significativement l’empreinte écologique de notre filière et représentent un élément parmi d’autres de la « boîte à outils » pour s’adapter aux évolutions futures. Les vignerons ayant participé à cette expérimentation témoignent et partagent leur expérience : cliquez ici pour découvrir la vidéo
Découvrez également l’ensemble des résultats en cliquant ici
David Gaudinat, membre du Bureau du SGV Champagne, vous explique tout : cliquez ici pour découvrir la vidéo